samedi 15 août 2026

Le journaliste britannique Morgan Philips Price : un demi-siècle d’observations pertinentes sur l’expansionnisme russe et son utilisation du nationalisme arménien

 



 

Morgan Philips Price (1885-1973) était un journaliste et un homme politique britannique (membre du Parti libéral, puis député travailliste), auteur de plusieurs livres et de multiples articles sur la Russie, l’Iran et la Turquie, où il s’était rendu, avant, pendant et après la Première Guerre mondiale. Une constante dans ses textes : l’analyse du danger de l’impérialisme russe, tant pour les musulmans ottomans et iraniens que pour les Arméniens eux-mêmes ; et le constat du soutien apporté par les nationalistes arméniens à l’expansionnisme russe, au mépris de la sécurité de leur communauté.

 

Morgan Philips Price, « Some Aspects of the Persian Question », The Contemporary Review, avril 1913, pp. 511 et 513 :

« Je suis fermement convaincu que si l’on parvient à amener la Russie à renoncer à ses dépouilles mal acquises [les territoires iraniens occupés], une régénération est possible ; je soutiens en outre qu’il est tout à fait possible de contraindre la Russie à agir ainsi, pour peu que l’on adopte les méthodes appropriées. Un voyage effectué l’automne dernier, de la frontière turco-persane à travers le Kurdistan septentrional, m’a contraint, bien malgré moi, à constater que la Russie est résolue à ne tolérer aucune réforme de l’administration intérieure de la zone d’influence septentrionale [zone attribuée à la Russie par l’accord anglo-russe de 1907]. Après avoir traversé le territoire turc dans la vallée du haut Euphrate et rejoint la vallée de l’Araxe depuis le plateau de l’Arménie turque, j’ai longé les versants méridionaux du mont Ararat et traversé le plateau du Kurdistan du Nord — un enchevêtrement complexe de chaînes montagneuses — pour atteindre Khoï, ville perse située au nord du lac d’Ourmia. De Khoï, j’ai pris la direction de l’est jusqu’à rejoindre la route russe reliant Djoulfa à Tabriz, ville où je suis arrivé en octobre. J’ai ensuite entrepris une longue chevauchée à travers les plaines de l’Azerbaïdjan pour atteindre Téhéran au début du mois de novembre.

Au cours de ce périple, j’ai rencontré des Persans de tous horizons et de tous niveaux d’influence sociale et politique. Ma première expérience en Perse eut pour cadre la tente d’un Kurde qui s’avéra être un brigand de profession ! Telle est la comédie des voyages en Orient : dès la première nuit passée en Perse, j’appris que mon hôte se livrait depuis plusieurs semaines au vol de moutons dans les villages arméniens et turcs situés du côté turc de la frontière. Je crus d’abord qu’il s’agissait là de l’occupation ordinaire d’un nomade entreprenant du Kurdistan, mais mes soupçons furent éveillés lorsque je découvris, le lendemain, que le chef de mon hôte venait de recevoir un grade honorifique au sein d’un régiment russe du Caucase. Un convoi de munitions, aperçu le lendemain alors qu’il faisait route du Caucase vers sa tente, vint renforcer mes soupçons ; ce fut là la première impression que j’eus à mon arrivée en territoire persan. […]

Il était manifeste que, dans le nord de la Perse, sous influence russe, une agitation considérable régnait dans les régions habitées par les nomades. Rien n’indiquait non plus que les agents diplomatiques et militaires russes tentaient de pacifier ou de désarmer les tribus, et ce, en dépit de l’importante force militaire russe stationnée dans diverses parties du pays. J’ai eu connaissance de cas impliquant des membres de tribus kurdes qui troublaient l’ordre public, tant en territoire perse qu’ottoman ; non seulement ils n’étaient pas traduits en justice par les forces russes présentes dans la même zone, mais ils bénéficiaient de livraisons de munitions en provenance du Caucase et étaient encouragés par les visites fréquentes d’agents politiques russes ; dans un cas précis, un chef de brigands s’est même vu décerner un grade honorifique au sein d’un régiment russe. »

Commentaire : le principal argument avancé par le gouvernement russe et ses portevoix arméniens, en 1912-1914, était précisément l’insécurité provoquée par les tribus kurdes nomades…

 

Morgan Philips Price, « The Problem of Asiatic Turkey », The Contemporary Review, février 1914, pp. 214-219 :

« Un état de guerre permanent régnait [à l’automne 1913] entre les habitants de Zeitoun — menés par leur évêque et quatre soi-disant notables — et la garnison turque d’un fort situé plus bas dans la vallée. Les raids et les escarmouches étaient fréquents sur les hauteurs rocheuses dominant la ville ; un soir, depuis la véranda de la demeure épiscopale, je fus moi-même témoin de l’un de ces affrontements opposant un poste avancé turc à une bande de hors-la-loi. Les Arméniens de Zeitoun s’insurgeaient contre tout ce qui rappelait l’autorité du gouvernement central. Rien ne pouvait les amener à payer l’impôt ou à fournir des soldats à l’armée turque ; en revanche, toute caravane de marchandises turques ou tout troupeau de moutons circulant d’une ville à l’autre constituait, à leurs yeux, une proie légitime pour le pillage. […]

Les raids de bandes de pillards [musulmans] sur les villages sont moins fréquents [en Anatolie centrale et orientale] qu’autrefois, le pouvoir des chefs de tribus a diminué et le gouvernement turc affirme progressivement son contrôle. […]

La Russie absorbe tous les peuples avec lesquels elle entre en contact ; et bien que son expansion ait été matériellement bénéfique jusqu’à un certain point, rien ne justifie qu’on lui permette d’acquérir l’hégémonie sur l’Asie et de submerger, dans un slavisme fruste, les nationalités musulmanes de l’Orient qui luttent pour se régénérer. […]

Ainsi, tout en feignant onctueusement de soutenir les réformes en Arménie [Anatolie orientale], la Russie refuse simultanément l’un des principaux moyens de les mettre en œuvre.

Par ailleurs, l’intervention récente de la Russie, empêchant le recours à des officiers britanniques pour réformer la gendarmerie en Arménie, montre qu’elle s’intéresse à ce pays non pour le réformer, mais pour en faire un tremplin en vue d’une progression ultérieure vers le sud. […]

Dans son article paru dans le numéro de décembre de la revue Nineteenth Century, M. Noel Buxton — dont je ne puis partager les vues sur ce sujet — semble soutenir que les vilayets [provinces] du nord-est de l’Asie Mineure pourraient être annexés au Caucase [donc à la Russie tsariste] sans incidence sur la situation politique au Moyen-Orient. Il tente, à un moment donné, de démontrer que la frontière de la véritable Arménie est constituée par les hautes terres, dont les limites se situent au niveau des collines escarpées au nord de Diyarbakır”, et soutient qu’il serait tout à fait possible d’annexer le territoire situé au nord de ce point sans affecter les autres régions de l’Empire ottoman. Pour avoir parcouru une partie du territoire en question, je tiens à dire qu’à ma connaissance, une telle frontière naturelle n’existe pas. Le nord-est de l’Asie Mineure, tout comme le reste du plateau d’Asie centrale, est traversé par des chaînes de montagnes discontinues, interrompues en divers points, de sorte qu’il est impossible de tracer une frontière physique nette sur une vaste étendue du territoire. Ainsi, les montagnes situées au nord de Diyarbakır ne sont pas dans le prolongement de l’Anti-Taurus à l’ouest, et elles ne constituent pas non plus une barrière infranchissable pour quiconque fait route vers le sud, puisque l’Euphrate s’y fraie un passage. À cet égard, la remarque de Moltke, qui connaissait bien cette région il y a un demi-siècle, est très révélatrice : “La puissance qui détient Erzurum peut contrôler le cours inférieur de l’Euphrate.” Par ailleurs, toute l’histoire de l’Asie Mineure démontre qu’une puissance politique établie dans ses provinces orientales finit inévitablement par s’étendre à l’ensemble du continent, car les conditions géographiques facilitent davantage les déplacements d’est en ouest que du nord au sud.

Si la Russie venait à avancer au-delà de l’Araxe, elle serait en mesure de dominer la Mésopotamie au sud et l’Anatolie à l’ouest.

Les partisans de la Russie dans ce pays [le Royaume-Uni] ne réalisent pas que la campagne antiturque ne fait qu’aider la Russie à transformer cette région en un nouvel Azerbaïdjan [allusion l’Azerbaïdjan iranien, alors occupé par les Russes] et à reproduire, sur les plateaux du haut Euphrate, la tragédie vécue par le nord-ouest de la Perse.

Quelle est donc l’alternative ? La politique la plus logique — et celle que les Puissances semblent actuellement en voie d’adopter — consiste à aider la Turquie à réformer les vilayets du nord-est en lui fournissant les moyens de mener à bien ces réformes. La réorganisation de la gendarmerie et des finances sous la direction de fonctionnaires européens s’accompagnerait de la nomination d’inspecteurs généraux européens, appelés à agir en coopération avec les gouverneurs généraux turcs. En cas de désaccord entre ces deux autorités, les questions en litige seraient déférées à la Sublime Porte ; les Puissances, si elles agissaient de concert, seraient alors en mesure d’exercer une pression diplomatique pour le règlement de tout différend de ce genre. On estime que la Porte serait disposée à accepter ces conditions, lesquelles ne portent pas atteinte à la souveraineté de l’Empire tout en introduisant des éléments de réforme. La principale difficulté réside ici dans la question de la nationalité des fonctionnaires européens. La Russie s’oppose à la présence en Arménie [Anatolie orientale] de tout fonctionnaire étranger qui ne serait pas soumis à sa “haute politique” et à ses desseins inavoués. Si l’Angleterre soutient la diplomatie russe et s’associe à une “Triple-Entente” officieuse, elle devra sacrifier non seulement l’idée d’un Empire ottoman réformé, mais aussi son devoir envers les Arméniens, sans parler de son propre prestige en tant que puissance orientale. À mon sens, la meilleure solution consisterait à faire appel à des fonctionnaires issus d’États européens neutres. »

 




Morgan Philips Price, War and Revolution in Asiatic Russia, Londres, George Allen & Unwin, 1918 :

« Un jour [de 1916], je suis sortis du camp et suis tombé sur un petit village kurde. La plupart des habitants avaient fui avec les Turcs, mais en descendant la rue, je vis trois cadavres de Kurdes, un homme et une femme, avec des blessures récentes sur la tête et le corps. Puis, deux volontaires arméniens de notre camp apparurent soudainement, emportant ce qu’ils avaient trouvé dans une maison. Je les arrêtai et leur demandai qui étaient ces Kurdes morts. “Oh !” dirent-ils, “Nous les avons tués, simplement.” “Pourquoi ?” demandai-je. Un air de stupéfaction se fit voir sur leurs visages. “Pourquoi poser une pareille question ? Pourquoi est-ce que nous tuons les Kurdes dès que nous les voyons ? Ils sont nos ennemis et nous les tuons, car si nous les laissons [en vie] ici, ils nous feront du mal.” Voilà tout ce que j’ai pu obtenir comme réponse. L’état d’esprit qui commande ces actes ne fait aucune différence entre combattants et non-combattants. » (pp. 140-141)

« Le parti arménien “Dachnaktsoutioun” [Fédération révolutionnaire arménienne] tenait justement une conférence à Erzeroum lorsque la guerre éclata. La Turquie n’y participait pas encore ; toutefois, au début du mois d’août, Hilmi Bey, Behaeddin Chakir Bey et Nedji Bey furent mandatés par le Comité pour soumettre certaines propositions aux Arméniens en cas de conflit avec la Russie. Ces délégués arrivèrent à Erzeroum à la fin du mois ; leur première proposition consistait à demander aux Arméniens d’observer une neutralité totale, tout en accomplissant leur devoir militaire envers l’Empire auquel ils devaient allégeance — qu’il s’agît de la Russie ou de la Turquie. Les Arméniens acceptèrent ces termes, et tout semblait indiquer qu’un accord allait être conclu. Mais, quelques jours plus tard, les Turcs formulèrent soudain une nouvelle proposition. Ils affirmèrent que la sécurité de la Turquie ne serait assurée que par l’existence d’une chaîne d’États-tampons entre elle et son ennemi juré, la Russie ; ils exigèrent donc que les Arméniens les aidassent à concrétiser ce plan en cas de guerre. Ils présentèrent alors une carte du Moyen-Orient où figuraient les divisions politiques suivantes : la Russie devait être repoussée vers les steppes cosaques, au-delà de la chaîne principale du Caucase ; Tiflis et la côte de la mer Noire, incluant Batoum et Koutaïssi, étaient rattachés à une province autonome de Géorgie ; la partie centrale de la Transcaucasie — comprenant Kars, Alexandropol et Erivan — devait être réunie aux vilayets de Van, Bitlis et Erzeroum oriental pour former une Arménie autonome ; enfin, la Transcaucasie orientale, incluant Bakou, Elizavetpol et le Daghestan, devait constituer une province autonome peuplée de Tatars [Azerbaïdjanais] chiites. Jugeant impossible pour l’Empire ottoman de mener à bien un projet aussi grandiose, et sachant qu’en cas d’échec les Turcs avaient en réserve le plan de Rohrbach — visant à déporter toutes les populations chrétiennes vers la Mésopotamie — [vu la turcophobie rabique de Paul Rohrbach et son engagement arménophile, cette dernière remarque doit être tenue pour une erreur, vraisemblablement une manœuvre d’intoxication de la part de certains de ses interlocuteurs arméniens, surtout dachnaks, dans le cadre de la Première Guerre mondiale], les Arméniens refusèrent catégoriquement cette proposition. Les délégués Jeunes-Turcs, n’ayant pu convaincre leurs interlocuteurs à Erzeroum, se rendirent alors à Van, où ils ne rencontrèrent pas davantage de succès.

D’après les déclarations qui m’ont été faites en 1915 par des Arméniens éminents de Van, il est manifeste que l’action des Dachnaks de Tiflis — dont le Comité Union et Progrès avait sans doute été informé dès la fin du mois d’août — fut la cause principale de ces exigences turques. Au début du mois d’août 1914, les Arméniens de Tiflis semblent avoir conclu qu’une guerre russo-turque était inévitable ; les dirigeants dachnaks locaux proposèrent alors immédiatement 25 000 volontaires pour aider les Russes à conquérir les vilayets arméniens. Cette offre fut formulée avant le déclenchement des hostilités avec la Turquie ; dans l’intervalle, les volontaires se consacrèrent à leur entraînement et à leur organisation au sein de divers centres du Caucase. Fin octobre, au moment où la Turquie entrait en guerre, les préparatifs étaient si avancés qu’Andranik — célèbre chef révolutionnaire originaire de Turquie — prit part, à la tête du premier bataillon de volontaires, à l’offensive russe à travers le nord-ouest de la Perse, s’emparant de Serai au début du mois de novembre. Parallèlement, cinq autres bataillons avaient été constitués et se tenaient prêts à partir pour le front, dans l’attente de recevoir fusils et équipement. Cinquante pour cent [en fait, davantage encore] de ces volontaires étaient des Arméniens ayant quitté la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie depuis le début de la guerre en Europe pour venir offrir leurs services dans le Caucase. » (pp. 243-245)

 

Morgan Philips Price, A History of Turkey. From Empire to Republic, Londres-New York, George Allen & Uwin/MacMillan, 1956 :

« Tandis que les éléments progressistes des Turcs musulmans aspiraient [dans les dernières décennies de l’Empire ottoman] à la démocratie, à une réforme constitutionnelle et à une Turquie unie où chrétiens et musulmans jouiraient de droits égaux, les chrétiens de l’Empire, eux, songeaient à l’indépendance nationale et au démantèlement de l’Empire ottoman. De son côté, la Russie, déterminée à progresser vers le sud, eut naturellement recours à toutes sortes de manœuvres d’intrigue et d’incitation à la révolte auprès des sujets chrétiens du sultan, qui devinrent ses agents de l’intérieur. En tant que chrétiens, les Russes jouissaient d’une influence particulière parmi les Serbes, les Bulgares et les Arméniens. » (p. 68)

« Toutefois, la Russie a invoqué un droit de protection sur les sujets chrétiens de la Turquie pour aller plus loin [que l’égalité juridique figurant dans la Constitution ottomane de 1876 et l’engagement d’assurer la sécurité des Arméniens figurant dans le traité de Berlin de 1878]. Encouragés par la Russie, les Arméniens ont alors pris l’initiative de présenter, pour la première fois, au Congrès de Berlin une pétition exposant un projet d’autonomie territoriale arménienne sous l’autorité d’un gouverneur chrétien. Bien que les autres puissances européennes n’aient pas soutenu cette démarche, l’idée de séparatisme et de dislocation de la Turquie s’en est trouvée renforcée parmi toutes les minorités chrétiennes. Cela a porté un nouveau coup aux idées qui sous-tendaient les réformes du Tanzimat [1839-1876]. » (p. 79)

« Une importante population arménienne y résidait, sans toutefois dépasser 30 % du total. Au déclenchement de la guerre, les Arméniens de ces régions entrèrent secrètement en contact avec les autorités russes du Caucase ; un réseau clandestin fut mis en place, permettant de recruter des hommes pour l’armée russe au sein de ces provinces turques. Les autorités turques durent faire face à cette situation et passèrent à l’action durant l’hiver 1915-1916 [plutôt l’été et l’automne 1915, même s’il y eut quelques opérations durant l’hiver aussi]. La totalité de la population arménienne de ces provinces [plutôt la grande majorité] fut déportée vers la Syrie et la Mésopotamie ; un très grand nombre de ces personnes périrent ou furent massacrées en chemin. Ainsi, si la guerre des Balkans avait tranché la question macédonienne en détachant définitivement cette province de la Turquie, les déportations d’Arméniens réglèrent la question arménienne d’une manière effroyable [elle a perduré jusqu’en 1922-1923 et ce sont les nationalistes arméniens qui ont refusé le retour des réfugiés proposé par İsmet İnönü à Lausanne]. » (p. 91)

 

Morgan Philips Price, My Three Revolutions, Londres, George Allen & Unwin, 1969, p. 37 :

« Le vice-roi était le prince Vorontsov-Dachkov, dont la femme était arménienne. J’ai découvert que le gouvernement russe avait validé la création d’unités de volontaires arméniens et les avaient intégrés dans l’armée du Caucase. Ce privilège, toutefois, ne fut pas accordé aux Géorgiens. »

 

Lire aussi, sur la politique russe et le nationalisme arménien :

Arthur Tchérep-Spiridovitch : arménophile militant, antisémite professionnel, raciste aryaniste et inspirateur du nazisme

Le caractère mûrement prémédité de la révolte arménienne de Van (avril 1915)

1914-1915 : la mobilisation du nationalisme arménien au service de l’expansionnisme russe

Les massacres de musulmans et de juifs anatoliens par les nationalistes arméniens (1914-1918)

Le soutien public d’Henri Rollin (officier de renseignement) aux conclusions de Pierre Loti

Turcs, Arméniens : les violences et souffrances de guerre vues par des Français

Nationalisme arménien et nationalisme assyrien : insurrections et massacres de civils musulmans

 

Sur la politique ottomane :

Talat Pacha et les Arméniens

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Sur d’autres Anglo-Saxons :

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