mardi 27 octobre 2020

Soutien du nationalisme arménien, l’ex-député Dominique Tian a été définitivement condamné pour blanchiment fraude fiscale




 « Marseille : L'ex-député Dominique Tian (LR) définitivement condamné pour blanchiment de fraude fiscale », 20 minutes, 22 octobre 2020 :

« Son pourvoi en cassation a été rejeté ce mercredi, Dominique Tian est donc définitivement condamné par la justice pour “déclaration mensongère de patrimoine” et “blanchiment de fraude fiscale”. En octobre 2019, la cour d’appel de Paris avait alourdi les peines prononcées en première instance. L’arrêt a en effet condamné l’ancien député LR à 18 mois de prison avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et 900.000 euros d’amende.

Dominique Tian, aujourd’hui âgé de 60 ans, qui était alors le premier adjoint de Jean-Claude Gaudin (LR), avait formé un pourvoi en cassation, estimant que “cette décision de la cour d’appel de Paris n’est ni juste, ni raisonnable !”


Des comptes en Suisse

L’ancien député a été jugé pour avoir “omis” dans sa déclaration de patrimoine de 2012 des avoirs détenus en Suisse, et pour “blanchiment de fraude fiscale”. Près de deux millions d’euros étaient stockés depuis des années sur les comptes suisses dissimulés au fisc. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée dans la foulée de l’affaire Cahuzac, avait saisi le parquet en avril 2015.

Quand il était député, Dominique Tian était engagé dans la chasse à la fraude sociale et avait notamment fustigé dans un rapport parlementaire les fraudeurs aux Assedic et les faux chômeurs. »


Proposition de loi visant à réprimer la négation des génocides et des crimes contre l’humanité du XXe siècle, n° 2276, 14 octobre 2014 (et finalement enterrée en décembre 2015) :

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)


présentée par Mesdames et Messieurs


Valérie BOYER, Olivier AUDIBERT TROIN, Sylvain BERRIOS, Bernard BROCHAND, Dino CINIERI, Éric CIOTTI, Charles de COURSON, Marc-Philippe DAUBRESSE, Bernard DEFLESSELLES, Patrick DEVEDJIAN, Dominique DORD, Charles-Ange GINESY, Arlette GROSSKOST, Valérie LACROUTE, Frédéric LEFEBVRE, Geneviève LEVY, Josette PONS, Franck RIESTER, Paul SALEN, Guy TEISSIER, Michel TERROT, Dominique TIAN, Philippe VITEL,

députés.


EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L’actualité démontre une fois de plus l’urgence de l’adoption d’une loi pénalisant le négationnisme des génocides et crimes contre l’humanité. Les persécutions contre les Chrétiens d’Orient, particulièrement tragiques et choquantes en Irak notamment, rappellent à nos mémoires le souvenir douloureux du génocide des Arméniens, près de cent ans après les faits.

En 1990 [sic : 1999], l’historien Yves Ternon [chirurgien urologue et falsificateur de texte, qui ne travaille pas sur archives, ne répugne pas à s’appuyer sur des livres écrits par les conspirationnistes Paul de Rémusat et Michel Paillarès, antimaçonniques et antisémites, et qui, à l’inverse, néglige les sources pertinentes sur la pris de Kars en 1920, par exemple] écrivait dans son ouvrage Du négationnisme : mémoire et tabou : « La négation est tissée avec le génocide. En même temps qu’il prépare son crime, l’auteur du génocide met au point la dissimulation de ce crime ». [Affirmation parfaitement bouffonne, aucun des grands criminels nazis n’ayant utilisé le négationnisme comme moyen de défense, ni à Nuremberg, ni à Jérusalem, ni ailleurs.]

Dans la mesure où il apparaît que la négation est l’accessoire ou le prolongement du génocide et des crimes contre l’humanité, il est normal et judicieux de les traiter ensemble.

Si l’on est conscient que le négationnisme ronge la société de l’intérieur, qu’il est au-delà de l’offense portée à la mémoire des survivants, une atteinte à la survie de l’espèce et de la dignité de la personne humaine, on ne peut pas traiter la négation de ce crime des crimes comme un simple délit de presse considéré comme un abus de la liberté de la presse.

En ce sens, l’extraction de la loi sur la presse des poursuites concernant les négationnistes est le seul moyen de redonner à ce délit sa vraie place dans le code pénal, au chapitre des « Atteintes à la dignité de la personne humaine » [les auteurs croyaient tellement à ce qu’ils ont écrit qu’ont changé complètement de tactique, lors de la discussion de décembre 2015, ce qui n’a du reste pas empêché le rejet de leur proposition]. En soustrayant l’incrimination du négationnisme de la loi sur la presse, on permettra au juge d’instruction d’intervenir si nécessaire, sans que ses pouvoirs ne soient bridés comme ils le sont dans les procès de presse. On la soumettra de plus à la prescription de droit commun de trois ans, sans qu’il soit besoin de l’interrompre tous les trois mois.

Dans le texte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789, la liberté d’opinion a son siège dans l’article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions », et cette interdiction ne connaît pas d’exception tant que les opinions ne se manifestent pas (qu’elles restent du domaine de l’intime conviction). Elles ne peuvent être sanctionnées que si « leur manifestation trouble l’ordre public » [c’est justement cet article qui a été invoqué par le Conseil constitutionnel pour censurer, en 2012, une autre proposition de loi, présentée, déjà, par Mme Boyer et M. Tian].

On doit donc considérer qu’il n’existe aucune restriction légale qui soit légitime à la liberté de pensée et d’opinion. Seule l’expression de cette opinion pose problème. Mais pour laisser libre cours à ces libertés, nous proposons de préciser les actes et omissions imputables aux négationnistes dans l’expression de leur opinion, afin de les distinguer des travaux des historiens. Afin de garantir le respect de ces libertés, nous proposons de permettre explicitement le jeu de l’excuse absolutoire de l’article 122-4 du code pénal de telle manière que les négationnistes puissent tenter de faire valoir leur bonne foi, en démontrant qu’ils ont seulement exercé leur liberté d’expression. Le juge d’instruction, éventuellement saisi, pourra en apprécier le bien-fondé notamment en ordonnant une expertise, afin d’éclairer la juridiction de jugement.

Cette entreprise ne peut être menée que si l’on se résout enfin à traiter le négationnisme comme un délit contre l’humanité et non pas comme un simple abus de la liberté d’expression.

Il faut donc renforcer la législation en adoptant des dispositions qui trouvent leur place à l’endroit approprié dans le code pénal et en traitant le négationnisme comme un délit, mais aussi en caractérisant une formulation de la pensée négationniste, une illustration qui lui donne corps et prenne la forme d’un comportement susceptible de réprobation.

À cet égard, le péril qui menace la loi Gayssot tient à l’insuffisance du terme « contestation » auquel il faudrait ajouter la banalisation, la minimisation grossière et la justification.

En l’état actuel, la loi Gayssot n’est pas à l’abri d’une question prioritaire de constitutionnalité qui la déclarerait inconstitutionnelle et il faut prendre la précaution de lui épargner cette épreuve [autre affirmation bouffonne : après les arrêts Marais c. France (1996) et Garaudy c. France (2003) de la Cour européenne des droits de l’homme, ce risque était nul, comme l’a démontré depuis le rejet, par le Conseil constitutionnel, de la question prioritaire de constitutionnalité déposée en 2015 par le nazi arménophile Vincent Reynouard].

C’est tout l’enjeu de la présente proposition de loi qui ne doit pas consister simplement à ajouter quelques pierres à l’édifice en incorporant les autres génocides, en particulier le génocide arménien, à la législation existante qui est menacée. Il s’agit en revanche de proposer une nouvelle qualification du négationnisme qui ne soit plus traité comme un simple abus de la liberté d’expression mais comme une infraction qui s’inscrit dans le prolongement des lois et conventions internationales incriminant les génocides et tous les crimes contre l’humanité en assurant une assise législative à la Dignité de la Personne Humaine.

Alors que nous nous apprêtons à commémorer le centenaire du génocide arménien, les scènes atroces qui se déroulent sous nos yeux en Orient à l’encontre des Chrétiens constituent déjà un crime contre l’humanité dont nous ne pourrons accepter le négationnisme. Il est donc nécessaire et urgent de légiférer afin que la négation des génocides et des crimes contre l’humanité soit réprimée.


Tels sont, Mesdames, Messieurs, les objectifs de la présente proposition de loi. »


Lire aussi :

La triple défaite des nationalistes arméniens devant le Conseil constitutionnel (2012, 2016, 2017)

Question prioritaire de constitutionnalité déposée contre la « loi portant reconnaissance du génocide arménien »

4 mai 2011 : le Sénat de la République française dit non au tribalisme et au terrorisme arméniens

La résolution adoptée en 1987 par le Parlement européen sur le prétendu « génocide arménien » est dépourvue de toute valeur juridique

Une billevesée de Sévane Garibian sur la « loi » du 29 janvier 2001

L’arménophilie de Johann von Leers

La place tenue par l’accusation de « génocide arménien » dans le discours soralien

dimanche 25 octobre 2020

The ridiculous denial of “The Armenian Weekly” concerning Armenian Nazism


 Memorial of Nazi war criminal Drastamat “Dro” Kanayan, unveiled near Yerevan in 2000


“What’s Behind All the Pro-Azerbaijan Articles?”, The Armenian Weekly, 24 October 2020:

Propaganda: Armenians are ‘Plagued by Extremist Ideologies’

(Like Nazism and Anti-Semitism)

On July 13, Kamaras emailed Fox News correspondent Hollie McKay, offering her the opportunity to interview Azerbaijan’s Ambassador to the US Elin Suleymanov. McKay had interviewed the Ambassador in March 2019. [...]

In early August, Kamaras approached a number of news sites on behalf of Amb. Suleymanov. On Aug. 5, he emailed Mercury News asking them to publish an article penned by the Ambassador, titled “Hate crimes have no place under the California sun.” 

The Ambassador’s article centers on a scuffle between Armenian and Azerbaijani protesters in Los Angeles. He proceeds to highlight some statements from Jewish American groups regarding the incident and suddenly hurls allegations of anti-Semitism. “Both Armenia and the Armenian communities abroad have long been plagued by extremist ideologies, political violence and a complicated history with anti-Semitism, Nazi collaborators and Middle Eastern radicals,” he writes. 

Such broad charges are not only insulting to Armenians worldwide and Armenian Americans, many of whom fought the Nazis, but also warps history, erasing the sacrifices of many like the members of the Manouchian Group, one of the most active French resistance groups. Of course, this is coming from the representative of a government that wholeheartedly joins neighbor Turkey in its unashamed and continued denial of the genocide perpetrated by its Ottoman Turkish predecessor. 

Essentially, the Ambassador is relying on charges of anti-Semitism against Armenians to draw support for the Azerbaijani policies and claims against Artsakh. By doing so, he is using the very real presence and danger of anti-Semitism in the world as a tool to further Baku’s agenda and in the hopes of garnering Jewish American and Israeli sympathies. As Kamaras’ previous emails show, Baku’s tactics have at their core the manipulation of fears towards both Iran and anti-Semitism.”


“Sonentz: In Memory of General Dro,” The Armenian Weekly, 16 November 2017:

“WATERTOWN, Mass. (A.W.)—On the eve of Veteran’s Day, the Armenia Tree Project (ATP) and the Kanayan family hosted a special dinner in Watertown, honoring Armenian hero General Drastamat “Dro” Kanayan, who led the triumphant Armenian forces at the Battle of Bash Aparan in May 1918.

In addition to being a military commander, General Dro was also a statesman. As a member of the Armenian Revolutionary Federation (ARF), he served as Defense Minister of Armenia in 1920, during the First Republic of Armenia.

In 2000, General Dro’s remains were repatriated to Armenia from Massachusetts, and reburied at the site of the Battle of Bash Aparan under a monument commemorating all his historic battles.

Next year marks the centennial anniversary of Armenian independence and in preparation, ATP is planting over 2,000 trees and decorative shrubs and adding walkways and benches at the site of the battle.

(Read more about ATP’s project here)

Tatul Sonentz-Papazian, former editor of the Armenian Review, former director of the Armenian Revolutionary Federation (ARF) and First Republic of Armenia Archives, and current director of the publications department of the Armenian Relief Society (ARS), was the evening’s guest of honor and keynote speaker.

Sonentz-Papazian first met Dro in Cairo in the early 1950s, when both men attended the Armenian Revolutionary Federation (ARF) World Congress there. Below are Sonentz-Papazian’s remarks, delivered at the Armenian-American Social Club (Papken Suni agoump) on Nov. 10, in their entirety.


“Garegin Nzhdeh’s Statue to Be Erected in Bulgaria,” The Armenian Weekly, 26 January 2018:

“PLISKA, Bulgaria (A.W.)—A statue of revered Armenian statesman and military strategist Garegin Nzhdeh (also spelled Karekin Nejdeh and Njdeh) will be erected in Pliska’s Cyrillic Courtyard.”


Christopher Walker, Armenia. The Survival of a Nation, London-New York: Routledge, 1990, p. 357:

“Nevertheless there remains the incontestable fact that relations between the Nazis and Dashnaks [Armenian Revolutionary Federation] living in the occupied areas were close and active. On 30 December 1941 an Armenian battalion was created by a decision of the Wehrmacht, known as the 'Armenian 812th Battalion'. It was commanded by Dro [Drastamat Kanayan], and was made up of a small number of committed recruits, and a larger number of Armenians from the prisoners of war taken by the Nazis in their sweep eastwards. Early on the total number was 8,000; this number later grew to 20,000. The 812th Battalion was operational in the Crimea and the North Caucasus.

A year later, on 15 December 1942, an 'Armenian National Council' was granted official recognition by Alfred Rosenberg, the German minister of the occupied areas. The 'Council' 's president was Professor Ardashes Abeghian, its vice-president Abraham Giulkhandanian, and it numbered among its members [Garegin] Nzhdeh and Vahan Papazian |a member of the ARF’s central committee]. From that date until the end of 1944 it published a weekly journal, Armenien, edited by Viken Shant (the son of Levon), who also broadcast on Radio Berlin.”


Unsigned editorial of Hairenik Weekly (former name of The Armenian Weekly), 19 August 1936:

“Sometimes it is difficult to eradicate these poisonous elements (the Jews) when they have struck deep root like a chronic disease, and when it becomes necessary for a people (the Nazis) to eradicate them in an uncommon method these attempts are regarded as revolutionary. During a surgical operation the flow of blood is a natural thing. Under such conditions dictatorship seems to have the role of a savior.”


Read also:

Les nationaux-socialistes arméniens de Los Angeles traitent les Juifs de nazis

samedi 24 octobre 2020

Les nationaux-socialistes arméniens de Los Angeles traitent les Juifs de nazis

 








Traduction : 

« En fournissant des armes à l’Azerbaïdjan, Israël est complice de crimes de guerre et de génocide [sic] contre les Arméniens et la République de l’Artsakh. Vous ne valez pas mieux que l’Allemagne nazie. »

« Les victimes de la Shoah permettent un génocide. »

« Israël : arrêtez de profiter du génocide. Le sang de nos enfants est sur vos mains. »

Ces images sont des captures d’écran réalisées d’après la vidéo mise en ligne par l’Armenian Youth Federation (AYF) le 20 octobre 2020. La troisième pancarte renvoie au thème du « crime rituel », accusation souvent répandue, à la fin de l’époque ottomane par des Arméniens, à Izmir notamment, mais aussi au thème du « complot judéo-maçonnique » supposé se trouver derrière le Comité Union et progrès (CUP, parti au pouvoir dans l’Empire ottoman de 1908 à 1918), puis derrière le mouvement national turc. Hairenik Weekly, journal édité par l’AYF à Boston, a ainsi prétendu, dans son édition du 9 août 1935, que le CUP était contrôlé par « des Juifs turcs de Salonique » et qu’il aurait été responsable de la tragédie arménienne de 1915-1916 en raison de « l’amour des Juifs pour le profit ».

Pour mesurer toute l’ignominie de ces mots, il faut savoir que l’AYF (mouvement de jeunesse de la Fédération révolutionnaire arménienne, en abrégé FRA ou FRA-Dachnak) a été créée en 1933 par Garéguine Nejdeh, un fervent admirateur d’Adolf Hitler et de Benito Mussolini, futur recruteur, à partir de 1941, de volontaires arméniens pour la Wehrmacht et pour la Waffen-SS. 



De 1933 à 1943, l’AYF s’est d’ailleurs appelée Tseghagron, ce qui signifie littéralement « la religion de la race » et qui peut se traduire par « l’Union des adorateurs de la race ». Loin d’avoir évolué si peu que ce fût, l’AYF a la même idéologie qu’en 1933. Par exemple, le site Internet de sa branche californienne (ceux-là même qui apparaissent sur les images ci-dessus) qualifie le criminel nazi Nejdeh de « légendaire héros arménien », montrant « un art oratoire à l’attraction magnétique ».


Lire aussi :

La popularité du fascisme italien et du nazisme dans la diaspora arménienne et en Arménie même

Les activités collaborationnistes de Garéguine Njdeh en Bulgarie

L’arménophilie de Johann von Leers (propagandiste nazi)

La coopération des dachnaks avec la Perse/Iran aryaniste et antisémite de Reza Shah Pahlavi

Paul de Rémusat (alias Paul du Véou) : un tenant du « complot judéo-maçonnique », un agent d’influence de l’Italie fasciste et une référence pour le nationalisme arménien contemporain

L’arménophilie vichyste d’André Faillet — en osmose avec l’arménophilie mussolinienne et collaborationniste

L’assassin Hampig Sassounian échoue pour la sixième fois à obtenir une libération conditionnelle

FRA-Dachnak : la puissante influence d'un parti d'extrême droite radicale sur la diaspora arménienne, la société arménienne et les forces d'occupation au Karabakh

La Fédération révolutionnaire arménienne et l’extrême droite mégrétiste

La haine des démocraties occidentales et de la franc-maçonnerie toujours exprimée par les nationalistes arméniens

Admirateur du nazi Nejdeh, l’antisémite Samuel Tilbian appelle à commettre des crimes de guerre

La place tenue par l’accusation de « génocide arménien » dans le discours soralien

vendredi 23 octobre 2020

Le terroriste d’extrême droite Franck « Mourad » Papazian s’en prend à TF1 ; deux de ses lecteurs appellent au meurtre ; un seul commentaire est effacé

Sur Facebook et sur Twitter, Franck « Mourad » Papazian, membre du bureau mondial de la Fédération révolutionnaire arménienne, s’en est pris, avec une virulence extrême mais sans la moindre apparence d’argument, à un reportage correctement réalisé de TF1 sur la guerre arméno-azerbaïdjanaise et les bombardements de l’armée arménienne sur des cibles civiles.

Inévitablement, cela a suscité des réactions encore plus violentes de la part de ses admirateurs. Je ne vais même pas citer les injures, ni même les phrases antisémites (si prévisibles) mais seulement les deux menaces de mort explicites, proférées en commentaire sur Facebook :



Or, si M. Papazian a fini par effacer l’appel explicite à imiter l’organistation État islamique (Daech), il n’a pas effacé, plus de dix-sept heures après, l’appel à raviver l’Armée secrète arménienne pour la libération de l’Arménie, organisation terroriste, raciste antiturque, antijuive et antifrançaise, qui s’est (entre autres) signalée par les attentats de Paris, Orly et Marseille, en 1983.


Lire aussi, sur l’engagement terroriste de M. Papazian (y compris sa participation à une foule menaçant une cour d’assises en activité, jugeant un terroriste et camarade de parti de M. Papazian) :

Franck « Mourad » Papazian et l’apologie du terrorisme arménien


Sur le parti qu’il dirige :

La précocité du rapprochement entre la Fédération révolutionnaire arménienne et l’Italie fasciste (1922-1928)

La popularité du fascisme italien et du nazisme dans la diaspora arménienne et en Arménie même

L’arménophilie de Johann von Leers (propagandiste nazi)

La coopération des dachnaks avec la Perse/Iran aryaniste et antisémite de Reza Shah Pahlavi

L’assassin Hampig Sassounian échoue pour la sixième fois à obtenir une libération conditionnelle

FRA-Dachnak : la puissante influence d'un parti d'extrême droite radicale sur la diaspora arménienne, la société arménienne et les forces d'occupation au Karabakh

La Fédération révolutionnaire arménienne et l’extrême droite mégrétiste


Sur l’usage de la menace de mort en France, par des fanatiques arméniens, en 2020 :

Un nostalgique de l’ASALA menace de mort des journalistes français

Un lieu de radicalisation terroriste à ciel ouvert : le forum d’armenews.com


Et sur leurs haines multiples, toujours en 2020 :

La haine des démocraties occidentales et de la franc-maçonnerie toujours exprimée par les nationalistes arméniens

La haine anticatholique sur le forum d'armenews.com

L’Arménie essuie revers sur revers : pour les nationalistes arméniens, c’est la faute des Juifs

Admirateur du nazi Nejdeh, l’antisémite Samuel Tilbian appelle à commettre des crimes de guerre

mardi 20 octobre 2020

Un lieu de radicalisation terroriste à ciel ouvert : le forum d’armenews.com

 https://newforum.armenews.com/viewtopic.php?f=10&t=596



Ce n’est pas étonnant de voir ce genre de message publié impunément sur ce site : le directeur de la publication est un ancien chef de la branche « politique » de l’Armée secrète arménienne pour la libération de l’Arménie (ASALA), groupe terroriste raciste et antisémite, ayant perpétré, bien avant al-Quaïda, des attentats dans des lieux publics, destinés à faire un maximum de victimes.


Lire aussi, sur le rôle de M. Toranian dans le terrorisme des années 1970 et 1980, ainsi que sur son apologie contemporaine :

Le terroriste arménien Jean-Marc « Ara » Toranian défend le terroriste du PKK Mehmet Yalçın

Le 11 septembre, le terroriste Jean-Marc « Ara » Toranian publie un double hommage à deux autres terroristes

Quand la police française enquêtait sur le financement de l’ASALA, elle entendait le nom de Jean-Marc « Ara » Toranian

Ara Toranian et l'apogée de l'ASALA

L’ASALA et ses scissionnistes contre la France socialiste de François Mitterrand

Janvier 1984 : la police de la République met au pas les énergumènes de Jean-Marc « Ara » Toranian

Quand Jean-Marc « Ara » Toranian menaçait d’attentats la France de la première cohabitation (1986)


Et sur le forum d’armenews.com comme lieu de radicalisation séparatiste et extrême-droitière :

La haine des démocraties occidentales et de la franc-maçonnerie toujours exprimée par les nationalistes arméniens

L’Arménie essuie revers sur revers : pour les nationalistes arméniens, c’est la faute des Juifs

Admirateur du nazi Nejdeh, l’antisémite Samuel Tilbian appelle à commettre des crimes de guerre

Quand des lecteurs de Jean-Marc « Ara » Toranian ont leurs vapeurs « antisionistes »


Mise à jour : le message a été retiré, mais sans un mot d’excuse, ni même la moindre sanction contre son auteur, qui continue d’écrire sur le forum en question.

lundi 19 octobre 2020

Le régime bananier arménien se flatte de ses liens avec l’extrême droite allemande




Igor Nikiforov, « Pashinyan attracts German right-wing radicals to conflict in Karabakh », News.ru, 19 octobre 2020 :

« Le gouvernement arménien dirigé par Nikol Pashinyan n’abandonne pas ses tentatives d’internationaliser le conflit au Karabakh. Le 18 octobre, la République autoproclamée du Haut-Karabakh (NKR) a accueilli des députés allemands. Les médias arméniens ont présenté leur visite comme une victoire diplomatique [au moins une députée aussi]. Cependant, ce fut une victoire à la Pyrrhus et l’arrivée de parlementaires — situés à la droite radicale — ne fit que souligner la dangereuse tendance d’Erevan à flirter avec les sentiments nationalistes.

Au cours de la visite, les députés ont déclaré haut et fort leur soutien à la NKR. Ils ont même fait à Erevan une promesse gratifiante : imposer des sanctions contre la Turquie, dont la participation au conflit n’a jamais été prouvée. Les médias arméniens se sont empressés de relayer cela comme la reconnaissance par Berlin de la position d’Erevan, mais c’est là une falsification flagrante des faits. Tout d’abord, la composition de la délégation allemande est éloquente : tous les députés sont membres du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui fait partie de l’opposition parlementaire dans son pays et n’a donc pas le droit de parler au nom de Berlin. Certains médias essaient de le présenter comme se situant au centre droit et utilisant une rhétorique anti-immigrés. Cependant, après leur implication dans les émeutes de Chemnitz, les fédérations régionales de l’AfD ont été placées sous surveillance par l’Office fédéral de protection de la Constitution et les représentants de la coalition au pouvoir ont déclaré sans détour que “les politiciens de ce parti remettent trop souvent en question la pertinence de la loi”.

Il est symptomatique que des membres de l’AfD ne visitent pas la NKR pour la première fois : en juin 2019 [légère erreur : c’était fin mai 2019], une telle délégation avait exprimé son soutien à Erevan. Parmi eux, Stefan Koiter, devenu célèbre pour avoir envoyé des documents nazis et tenté d’étouffer l’affaire après un procès pour insultes xénophobes. Il est également significatif que l’un des dirigeants de l’AfD, Alexander Gauland, se soit une fois activement opposé à la décision de faire du 8 mai une fête de la libération dans toute l’Allemagne [référence à la capitulation signée par le régime nazi], qualifiant cette date de “contradictoire”.

Un tel “soutien international” se retourne contre l’Arménie, mais Erevan n’est pas pressé d’apporter des éclaircissements. La raison en est que le gouvernement Pachinyan avive les sentiments nationalistes, dans cette république. Rappelez-vous juste le scandale autour du monument à Garéguine Nejdeh : en Arménie, il est considéré comme l’un des fondateurs de l’État moderne, bien que sa coopération avec le Troisième Reich soit un fait avéré, et Nikol Pachinyan aggrave ouvertement la situation, mettant Nejdeh sur un pied d’égalité avec le ministre des Affaires étrangères de l’URSS Vyacheslav Molotov [allusion aux pactes germano-soviétiques d’août et septembre 1939, ce qui ne peut évidemment qu’exaspérer Vladimir Poutine, ses ministres et, du moins en Russie, ses partisans]. »

 

Outre la tradition arménophile du nazisme et plus généralement des fascismes et proto-fascismes (voir ci-dessous), ces députés se trouvent la logique pangermaniste reprise par le Troisième Reich en 1938, contre la Tchécoslovaquie : décréter que le « droit à l’autodétermination » (hier, pour les Allemands des Sudètes, aujourd’hui, pour les Arméniens du Haut-Karabakh) est supérieur au principe de souveraineté des États et au droit international (le traité de Versailles en 1938, actuellement les quatre résolutions votées par le conseil de sécurité de l’ONU en 1993).

 

Lire aussi, sur l’héritage historique :

L’arménophilie d’Alfred Rosenberg

L’arménophilie de Johann von Leers

L’arménophilie de Paul Rohrbach

L’arménophilie de Lauro Mainardi

La précocité du rapprochement entre la Fédération révolutionnaire arménienne et l’Italie fasciste (1922-1928)

La popularité du fascisme italien et du nazisme dans la diaspora arménienne et en Arménie même

Paul Chack : d’un conservatisme républicain, philosémite et turcophile à une extrême droite collaborationniste, antisémite, turcophobe et arménophile

De l’anarchisme au fascisme, les alliances très variables d’Archag Tchobanian

L’arménophilie vichyste d’André Faillet — en osmose avec l’arménophilie mussolinienne et collaborationniste

Paul de Rémusat (alias Paul du Véou) : un tenant du « complot judéo-maçonnique », un agent d’influence de l’Italie fasciste et une référence pour le nationalisme arménien contemporain

L’arménophilie-turcophobie d’Édouard Drumont, « le pape de l’antisémitisme », et de son journal

 

Sur des faits plus récents :

La Fédération révolutionnaire arménienne et l’extrême droite mégrétiste

La place tenue par l’accusation de « génocide arménien » dans le discours soralien

Un nostalgique de l’ASALA menace de mort des journalistes français

Admirateur du nazi Nejdeh, l’antisémite Samuel Tilbian appelle à commettre des crimes de guerre

L’Arménie essuie revers sur revers : pour les nationalistes arméniens, c’est la faute des Juifs

La haine des démocraties occidentales et de la franc-maçonnerie toujours exprimée par les nationalistes arméniens


Et sur le conflit :

Pourquoi l’occupation du Karabakh et de territoires adjacents par l’Arménie est illégale

Conflit du Karabakh : un point de vue azerbaïdjanais


dimanche 18 octobre 2020

La haine des démocraties occidentales et de la franc-maçonnerie toujours exprimée par les nationalistes arméniens

 





Ce multiple délire est publié impunément sur le principal site arménien francophone, dirigé par Jean Marc « Ara » Toranian. Une défaite militaire (certes humiliante, mais amplement méritée) est assimilée à des massacres de civils (alors que les seuls civils massacrés, dans le conflit de 2020, sont azerbaïdjanais). La couverture médiatique française, abondante et pas vraiment favorable à l’Azerbaïdjan, est niée dans son existence, contre toute évidence. Puis, la vieille haine antimaçonnique, si caractéristique du nationalisme arménien et de ses partisans, alliée à une religiosité fanatique (« le Christ et seulement le Christ ») revient, sans surprise pour qui connaît ce milieu.


Lire aussi :

Paul de Rémusat (alias Paul du Véou) : un tenant du « complot judéo-maçonnique », un agent d’influence de l’Italie fasciste et une référence pour le nationalisme arménien contemporain

L'arménophilie de Lauro Mainardi

L’Arménie essuie revers sur revers : pour les nationalistes arméniens, c’est la faute des Juifs

Admirateur du nazi Nejdeh, l’antisémite Samuel Tilbian appelle à commettre des crimes de guerre

Quand des lecteurs de Jean-Marc « Ara » Toranian ont leurs vapeurs « antisionistes »

La haine anticatholique sur le forum d'armenews.com

Pourquoi l’occupation du Karabakh et de territoires adjacents par l’Arménie est illégale

Conflit du Karabakh : un point de vue azerbaïdjanais

La nature contre-insurrectionnelle du déplacement forcé d’Arméniens ottomans en 1915

Les massacres de musulmans et de juifs anatoliens par les nationalistes arméniens (1914-1918)

L’exaspération de Lord Curzon face à la politique de purification ethnique mise en œuvre par l’Arménie (1920)


Soutien du nationalisme arménien, l’ex-député Dominique Tian a été définitivement condamné pour blanchiment fraude fiscale

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