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samedi 15 août 2026

Le journaliste britannique Morgan Philips Price : un demi-siècle d’observations pertinentes sur l’expansionnisme russe et son utilisation du nationalisme arménien

 



 

Morgan Philips Price (1885-1973) était un journaliste et un homme politique britannique (membre du Parti libéral, puis député travailliste), auteur de plusieurs livres et de multiples articles sur la Russie, l’Iran et la Turquie, où il s’était rendu, avant, pendant et après la Première Guerre mondiale. Une constante dans ses textes : l’analyse du danger de l’impérialisme russe, tant pour les musulmans ottomans et iraniens que pour les Arméniens eux-mêmes ; et le constat du soutien apporté par les nationalistes arméniens à l’expansionnisme russe, au mépris de la sécurité de leur communauté.

 

Morgan Philips Price, « Some Aspects of the Persian Question », The Contemporary Review, avril 1913, pp. 511 et 513 :

« Je suis fermement convaincu que si l’on parvient à amener la Russie à renoncer à ses dépouilles mal acquises [les territoires iraniens occupés], une régénération est possible ; je soutiens en outre qu’il est tout à fait possible de contraindre la Russie à agir ainsi, pour peu que l’on adopte les méthodes appropriées. Un voyage effectué l’automne dernier, de la frontière turco-persane à travers le Kurdistan septentrional, m’a contraint, bien malgré moi, à constater que la Russie est résolue à ne tolérer aucune réforme de l’administration intérieure de la zone d’influence septentrionale [zone attribuée à la Russie par l’accord anglo-russe de 1907]. Après avoir traversé le territoire turc dans la vallée du haut Euphrate et rejoint la vallée de l’Araxe depuis le plateau de l’Arménie turque, j’ai longé les versants méridionaux du mont Ararat et traversé le plateau du Kurdistan du Nord — un enchevêtrement complexe de chaînes montagneuses — pour atteindre Khoï, ville perse située au nord du lac d’Ourmia. De Khoï, j’ai pris la direction de l’est jusqu’à rejoindre la route russe reliant Djoulfa à Tabriz, ville où je suis arrivé en octobre. J’ai ensuite entrepris une longue chevauchée à travers les plaines de l’Azerbaïdjan pour atteindre Téhéran au début du mois de novembre.

Au cours de ce périple, j’ai rencontré des Persans de tous horizons et de tous niveaux d’influence sociale et politique. Ma première expérience en Perse eut pour cadre la tente d’un Kurde qui s’avéra être un brigand de profession ! Telle est la comédie des voyages en Orient : dès la première nuit passée en Perse, j’appris que mon hôte se livrait depuis plusieurs semaines au vol de moutons dans les villages arméniens et turcs situés du côté turc de la frontière. Je crus d’abord qu’il s’agissait là de l’occupation ordinaire d’un nomade entreprenant du Kurdistan, mais mes soupçons furent éveillés lorsque je découvris, le lendemain, que le chef de mon hôte venait de recevoir un grade honorifique au sein d’un régiment russe du Caucase. Un convoi de munitions, aperçu le lendemain alors qu’il faisait route du Caucase vers sa tente, vint renforcer mes soupçons ; ce fut là la première impression que j’eus à mon arrivée en territoire persan. […]

Il était manifeste que, dans le nord de la Perse, sous influence russe, une agitation considérable régnait dans les régions habitées par les nomades. Rien n’indiquait non plus que les agents diplomatiques et militaires russes tentaient de pacifier ou de désarmer les tribus, et ce, en dépit de l’importante force militaire russe stationnée dans diverses parties du pays. J’ai eu connaissance de cas impliquant des membres de tribus kurdes qui troublaient l’ordre public, tant en territoire perse qu’ottoman ; non seulement ils n’étaient pas traduits en justice par les forces russes présentes dans la même zone, mais ils bénéficiaient de livraisons de munitions en provenance du Caucase et étaient encouragés par les visites fréquentes d’agents politiques russes ; dans un cas précis, un chef de brigands s’est même vu décerner un grade honorifique au sein d’un régiment russe. »

Commentaire : le principal argument avancé par le gouvernement russe et ses portevoix arméniens, en 1912-1914, était précisément l’insécurité provoquée par les tribus kurdes nomades…

 

Morgan Philips Price, « The Problem of Asiatic Turkey », The Contemporary Review, février 1914, pp. 214-219 :

« Un état de guerre permanent régnait [à l’automne 1913] entre les habitants de Zeitoun — menés par leur évêque et quatre soi-disant notables — et la garnison turque d’un fort situé plus bas dans la vallée. Les raids et les escarmouches étaient fréquents sur les hauteurs rocheuses dominant la ville ; un soir, depuis la véranda de la demeure épiscopale, je fus moi-même témoin de l’un de ces affrontements opposant un poste avancé turc à une bande de hors-la-loi. Les Arméniens de Zeitoun s’insurgeaient contre tout ce qui rappelait l’autorité du gouvernement central. Rien ne pouvait les amener à payer l’impôt ou à fournir des soldats à l’armée turque ; en revanche, toute caravane de marchandises turques ou tout troupeau de moutons circulant d’une ville à l’autre constituait, à leurs yeux, une proie légitime pour le pillage. […]

Les raids de bandes de pillards [musulmans] sur les villages sont moins fréquents [en Anatolie centrale et orientale] qu’autrefois, le pouvoir des chefs de tribus a diminué et le gouvernement turc affirme progressivement son contrôle. […]

La Russie absorbe tous les peuples avec lesquels elle entre en contact ; et bien que son expansion ait été matériellement bénéfique jusqu’à un certain point, rien ne justifie qu’on lui permette d’acquérir l’hégémonie sur l’Asie et de submerger, dans un slavisme fruste, les nationalités musulmanes de l’Orient qui luttent pour se régénérer. […]

Ainsi, tout en feignant onctueusement de soutenir les réformes en Arménie [Anatolie orientale], la Russie refuse simultanément l’un des principaux moyens de les mettre en œuvre.

Par ailleurs, l’intervention récente de la Russie, empêchant le recours à des officiers britanniques pour réformer la gendarmerie en Arménie, montre qu’elle s’intéresse à ce pays non pour le réformer, mais pour en faire un tremplin en vue d’une progression ultérieure vers le sud. […]

Dans son article paru dans le numéro de décembre de la revue Nineteenth Century, M. Noel Buxton — dont je ne puis partager les vues sur ce sujet — semble soutenir que les vilayets [provinces] du nord-est de l’Asie Mineure pourraient être annexés au Caucase [donc à la Russie tsariste] sans incidence sur la situation politique au Moyen-Orient. Il tente, à un moment donné, de démontrer que “la frontière de la véritable Arménie est constituée par les hautes terres, dont les limites se situent au niveau des collines escarpées au nord de Diyarbakır”, et soutient qu’il serait tout à fait possible d’annexer le territoire situé au nord de ce point sans affecter les autres régions de l’Empire ottoman. Pour avoir parcouru une partie du territoire en question, je tiens à dire qu’à ma connaissance, une telle frontière naturelle n’existe pas. Le nord-est de l’Asie Mineure, tout comme le reste du plateau d’Asie centrale, est traversé par des chaînes de montagnes discontinues, interrompues en divers points, de sorte qu’il est impossible de tracer une frontière physique nette sur une vaste étendue du territoire. Ainsi, les montagnes situées au nord de Diyarbakır ne sont pas dans le prolongement de l’Anti-Taurus à l’ouest, et elles ne constituent pas non plus une barrière infranchissable pour quiconque fait route vers le sud, puisque l’Euphrate s’y fraie un passage. À cet égard, la remarque de Moltke, qui connaissait bien cette région il y a un demi-siècle, est très révélatrice : “La puissance qui détient Erzurum peut contrôler le cours inférieur de l’Euphrate.” Par ailleurs, toute l’histoire de l’Asie Mineure démontre qu’une puissance politique établie dans ses provinces orientales finit inévitablement par s’étendre à l’ensemble du continent, car les conditions géographiques facilitent davantage les déplacements d’est en ouest que du nord au sud.

Si la Russie venait à avancer au-delà de l’Araxe, elle serait en mesure de dominer la Mésopotamie au sud et l’Anatolie à l’ouest.

Les partisans de la Russie dans ce pays [le Royaume-Uni] ne réalisent pas que la campagne antiturque ne fait qu’aider la Russie à transformer cette région en un nouvel Azerbaïdjan [allusion l’Azerbaïdjan iranien, alors occupé par les Russes] et à reproduire, sur les plateaux du haut Euphrate, la tragédie vécue par le nord-ouest de la Perse.

Quelle est donc l’alternative ? La politique la plus logique — et celle que les Puissances semblent actuellement en voie d’adopter — consiste à aider la Turquie à réformer les vilayets du nord-est en lui fournissant les moyens de mener à bien ces réformes. La réorganisation de la gendarmerie et des finances sous la direction de fonctionnaires européens s’accompagnerait de la nomination d’inspecteurs généraux européens, appelés à agir en coopération avec les gouverneurs généraux turcs. En cas de désaccord entre ces deux autorités, les questions en litige seraient déférées à la Sublime Porte ; les Puissances, si elles agissaient de concert, seraient alors en mesure d’exercer une pression diplomatique pour le règlement de tout différend de ce genre. On estime que la Porte serait disposée à accepter ces conditions, lesquelles ne portent pas atteinte à la souveraineté de l’Empire tout en introduisant des éléments de réforme. La principale difficulté réside ici dans la question de la nationalité des fonctionnaires européens. La Russie s’oppose à la présence en Arménie [Anatolie orientale] de tout fonctionnaire étranger qui ne serait pas soumis à sa “haute politique” et à ses desseins inavoués. Si l’Angleterre soutient la diplomatie russe et s’associe à une “Triple-Entente” officieuse, elle devra sacrifier non seulement l’idée d’un Empire ottoman réformé, mais aussi son devoir envers les Arméniens, sans parler de son propre prestige en tant que puissance orientale. À mon sens, la meilleure solution consisterait à faire appel à des fonctionnaires issus d’États européens neutres. »

 




Morgan Philips Price, War and Revolution in Asiatic Russia, Londres, George Allen & Unwin, 1918 :

« Un jour [de 1916], je suis sortis du camp et suis tombé sur un petit village kurde. La plupart des habitants avaient fui avec les Turcs, mais en descendant la rue, je vis trois cadavres de Kurdes, un homme et une femme, avec des blessures récentes sur la tête et le corps. Puis, deux volontaires arméniens de notre camp apparurent soudainement, emportant ce qu’ils avaient trouvé dans une maison. Je les arrêtai et leur demandai qui étaient ces Kurdes morts. “Oh !” dirent-ils, “Nous les avons tués, simplement.” “Pourquoi ?” demandai-je. Un air de stupéfaction se fit voir sur leurs visages. “Pourquoi poser une pareille question ? Pourquoi est-ce que nous tuons les Kurdes dès que nous les voyons ? Ils sont nos ennemis et nous les tuons, car si nous les laissons [en vie] ici, ils nous feront du mal.” Voilà tout ce que j’ai pu obtenir comme réponse. L’état d’esprit qui commande ces actes ne fait aucune différence entre combattants et non-combattants. » (pp. 140-141)

« Le parti arménien “Dachnaktsoutioun” [Fédération révolutionnaire arménienne] tenait justement une conférence à Erzeroum lorsque la guerre éclata. La Turquie n’y participait pas encore ; toutefois, au début du mois d’août, Hilmi Bey, Behaeddin Chakir Bey et Nedji Bey furent mandatés par le Comité pour soumettre certaines propositions aux Arméniens en cas de conflit avec la Russie. Ces délégués arrivèrent à Erzeroum à la fin du mois ; leur première proposition consistait à demander aux Arméniens d’observer une neutralité totale, tout en accomplissant leur devoir militaire envers l’Empire auquel ils devaient allégeance — qu’il s’agît de la Russie ou de la Turquie. Les Arméniens acceptèrent ces termes, et tout semblait indiquer qu’un accord allait être conclu. Mais, quelques jours plus tard, les Turcs formulèrent soudain une nouvelle proposition. Ils affirmèrent que la sécurité de la Turquie ne serait assurée que par l’existence d’une chaîne d’États-tampons entre elle et son ennemi juré, la Russie ; ils exigèrent donc que les Arméniens les aidassent à concrétiser ce plan en cas de guerre. Ils présentèrent alors une carte du Moyen-Orient où figuraient les divisions politiques suivantes : la Russie devait être repoussée vers les steppes cosaques, au-delà de la chaîne principale du Caucase ; Tiflis et la côte de la mer Noire, incluant Batoum et Koutaïssi, étaient rattachés à une province autonome de Géorgie ; la partie centrale de la Transcaucasie — comprenant Kars, Alexandropol et Erivan — devait être réunie aux vilayets de Van, Bitlis et Erzeroum oriental pour former une Arménie autonome ; enfin, la Transcaucasie orientale, incluant Bakou, Elizavetpol et le Daghestan, devait constituer une province autonome peuplée de Tatars [Azerbaïdjanais] chiites. Jugeant impossible pour l’Empire ottoman de mener à bien un projet aussi grandiose, et sachant qu’en cas d’échec les Turcs avaient en réserve le plan de Rohrbach — visant à déporter toutes les populations chrétiennes vers la Mésopotamie — [vu la turcophobie rabique de Paul Rohrbach et son engagement arménophile, cette dernière remarque doit être tenue pour une erreur, vraisemblablement une manœuvre d’intoxication de la part de certains de ses interlocuteurs arméniens, surtout dachnaks, dans le cadre de la Première Guerre mondiale], les Arméniens refusèrent catégoriquement cette proposition. Les délégués Jeunes-Turcs, n’ayant pu convaincre leurs interlocuteurs à Erzeroum, se rendirent alors à Van, où ils ne rencontrèrent pas davantage de succès.

D’après les déclarations qui m’ont été faites en 1915 par des Arméniens éminents de Van, il est manifeste que l’action des Dachnaks de Tiflis — dont le Comité Union et Progrès avait sans doute été informé dès la fin du mois d’août — fut la cause principale de ces exigences turques. Au début du mois d’août 1914, les Arméniens de Tiflis semblent avoir conclu qu’une guerre russo-turque était inévitable ; les dirigeants dachnaks locaux proposèrent alors immédiatement 25 000 volontaires pour aider les Russes à conquérir les vilayets arméniens. Cette offre fut formulée avant le déclenchement des hostilités avec la Turquie ; dans l’intervalle, les volontaires se consacrèrent à leur entraînement et à leur organisation au sein de divers centres du Caucase. Fin octobre, au moment où la Turquie entrait en guerre, les préparatifs étaient si avancés qu’Andranik — célèbre chef révolutionnaire originaire de Turquie — prit part, à la tête du premier bataillon de volontaires, à l’offensive russe à travers le nord-ouest de la Perse, s’emparant de Serai au début du mois de novembre. Parallèlement, cinq autres bataillons avaient été constitués et se tenaient prêts à partir pour le front, dans l’attente de recevoir fusils et équipement. Cinquante pour cent [en fait, davantage encore] de ces volontaires étaient des Arméniens ayant quitté la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie depuis le début de la guerre en Europe pour venir offrir leurs services dans le Caucase. » (pp. 243-245)

 

Morgan Philips Price, A History of Turkey. From Empire to Republic, Londres-New York, George Allen & Uwin/MacMillan, 1956 :

« Tandis que les éléments progressistes des Turcs musulmans aspiraient [dans les dernières décennies de l’Empire ottoman] à la démocratie, à une réforme constitutionnelle et à une Turquie unie où chrétiens et musulmans jouiraient de droits égaux, les chrétiens de l’Empire, eux, songeaient à l’indépendance nationale et au démantèlement de l’Empire ottoman. De son côté, la Russie, déterminée à progresser vers le sud, eut naturellement recours à toutes sortes de manœuvres d’intrigue et d’incitation à la révolte auprès des sujets chrétiens du sultan, qui devinrent ses agents de l’intérieur. En tant que chrétiens, les Russes jouissaient d’une influence particulière parmi les Serbes, les Bulgares et les Arméniens. » (p. 68)

« Toutefois, la Russie a invoqué un droit de protection sur les sujets chrétiens de la Turquie pour aller plus loin [que l’égalité juridique figurant dans la Constitution ottomane de 1876 et l’engagement d’assurer la sécurité des Arméniens figurant dans le traité de Berlin de 1878]. Encouragés par la Russie, les Arméniens ont alors pris l’initiative de présenter, pour la première fois, au Congrès de Berlin une pétition exposant un projet d’autonomie territoriale arménienne sous l’autorité d’un gouverneur chrétien. Bien que les autres puissances européennes n’aient pas soutenu cette démarche, l’idée de séparatisme et de dislocation de la Turquie s’en est trouvée renforcée parmi toutes les minorités chrétiennes. Cela a porté un nouveau coup aux idées qui sous-tendaient les réformes du Tanzimat [1839-1876]. » (p. 79)

« Une importante population arménienne y résidait, sans toutefois dépasser 30 % du total. Au déclenchement de la guerre, les Arméniens de ces régions entrèrent secrètement en contact avec les autorités russes du Caucase ; un réseau clandestin fut mis en place, permettant de recruter des hommes pour l’armée russe au sein de ces provinces turques. Les autorités turques durent faire face à cette situation et passèrent à l’action durant l’hiver 1915-1916 [plutôt l’été et l’automne 1915, même s’il y eut quelques opérations durant l’hiver aussi]. La totalité de la population arménienne de ces provinces [plutôt la grande majorité] fut déportée vers la Syrie et la Mésopotamie ; un très grand nombre de ces personnes périrent ou furent massacrées en chemin. Ainsi, si la guerre des Balkans avait tranché la question macédonienne en détachant définitivement cette province de la Turquie, les déportations d’Arméniens réglèrent la question arménienne d’une manière effroyable [elle a perduré jusqu’en 1922-1923 et ce sont les nationalistes arméniens qui ont refusé le retour des réfugiés proposé par İsmet İnönü à Lausanne]. » (p. 91)

 

Morgan Philips Price, My Three Revolutions, Londres, George Allen & Unwin, 1969, p. 37 :

« Le vice-roi était le prince Vorontsov-Dachkov, dont la femme était arménienne. J’ai découvert que le gouvernement russe avait validé la création d’unités de volontaires arméniens et les avaient intégrés dans l’armée du Caucase. Ce privilège, toutefois, ne fut pas accordé aux Géorgiens. »

 

Lire aussi, sur la politique russe et le nationalisme arménien :

Arthur Tchérep-Spiridovitch : arménophile militant, antisémite professionnel, raciste aryaniste et inspirateur du nazisme

Le caractère mûrement prémédité de la révolte arménienne de Van (avril 1915)

1914-1915 : la mobilisation du nationalisme arménien au service de l’expansionnisme russe

Les massacres de musulmans et de juifs anatoliens par les nationalistes arméniens (1914-1918)

Le soutien public d’Henri Rollin (officier de renseignement) aux conclusions de Pierre Loti

Turcs, Arméniens : les violences et souffrances de guerre vues par des Français

Nationalisme arménien et nationalisme assyrien : insurrections et massacres de civils musulmans

 

Sur la politique ottomane :

Talat Pacha et les Arméniens

Le grand vizir Sait Halim Pacha et les Arméniens

Le rôle des Arméniens loyalistes dans l’Empire ottoman durant la Première Guerre mondiale

Zareh Dilber Efendi : conseiller d’État sous Abdülhamit II, sénateur jeune-turc et admirateur de Pierre Loti

Artin Boşgezenyan : un Jeune-Turc à la Chambre des députés ottomane

Le rôle du député jeune-turc Dikran Barsamian dans la reconstitution du Comité Union et progrès, fin 1918

Florilège des manipulations de sources dont s’est rendu coupable Taner Akçam

 

Sur d’autres Anglo-Saxons :

L’évolution et les remords d’Arnold Toynbee

L’évolution et les remords de James Barton

mardi 15 juillet 2025

Mort de Jean-Pierre Azéma, grand historien et adversaire des lois mémorielles

 



Tweet de Frédéric Sallée, agrégé d’histoire, 14 juillet 2025 :

« Des générations d’historiens furent nourries de ses travaux pionniers.

Merci pour tout et pour avoir montré la voie. »

 

Tweet de Corentin Sellin, professeur d’histoire en classes préparatoires, 14 juillet 2025 :

« Je n'avais jamais lu un livre d'histoire universitaire, fut-ce un manuel.

L'été de mes 17 ans, j'ai dévoré le Point Seuil de Jean Pierre #Azéma sur la France de Munich à la Libération

Et soudain j'ai eu envie de faire de l'histoire et même de devenir prof.

Un maître est parti »

 

Jean-Marie Guillon, professeur à l’université d’Aix-Marseille, compte-rendu de Jean-Pierre Azéma et François Bédarida (dir.), 1938-1948. Les années de tourmente: de Munich à Prague. Dictionnaire critique, Paris, Flammarion, 1995, Vingtième Siècle, revue d'histoire, n° 51, juillet-septembre 1996, p. 168 :

« Mais l'ensemble porte la marque très forte des deux directeurs qui ont assuré eux-mêmes la rédaction de notices nombreuses et essentielles dont il n'est pas nécessaire de souligner la qualité. Citons la déclinaison des principaux types de conflits par François Bédarida, ou sa synthèse chaleureuse sur l'État-Providence, celles de Jean-Pierre Azéma sur Prague et Auschwitz. […]

Ces deux derniers chapitres couronnent un ensemble qui réussit à associer “Retour à Clio”, inventaire problématique et démarche éthique, conformément aux objectifs que s'étaient fixés ses maîtres d'œuvre. Ce dictionnaire original s'impose donc comme un instrument de travail et de réflexion indispensable. »

 

Jean-Pierre Azéma, « Cessez de jouer avec les mémoires ! », Libération, 10 mai 2006 :

« Nous ne disons pas que l’histoire appartient aux historiens : le résultat de tous les travaux qu’elle inspire devient le bien de tous. C’est précisément pour préserver ce droit de tout citoyen d’accéder aux connaissances historiques que nous nous élevons contre la proclamation de vérités officielles, qui, en imposant ce qu’il faut chercher, trouver, enseigner, au risque de sanctions administratives, voire pénales, est indigne d’un régime démocratique. Et notre association Liberté pour l’histoire soutiendra ceux qui, hormis les négationnistes des chambres à gaz, seraient menacés pour avoir enseigné la réflexion, le débat.

En décembre, des responsables de groupes parlementaires de l’Assemblée nous avaient assurés à demi-mot qu’aucune nouvelle disposition ne viendrait aggraver ces lois mémorielles. Nous apprenons qu’une proposition de loi déposée par le groupe socialiste entend “compléter” la loi sur le “génocide arménien de 1915” : sa “négation” serait “punie des mêmes peines que la négation de la Shoah” [ce texte a été rejeté par le Sénat en mai 2011 pour inconstitutionnalité criante]. Récemment, quarante députés UMP demandaient le “déclassement” d’un article de la loi Taubira “par souci d’égalité de traitement”, plus probablement en représailles du déclassement de l’article 4 de la loi Mekachera. On assiste donc à ce que nous redoutions, à la rivalité et à la surenchère de mémoires victimaires qui prendront les enseignants, mais aussi la connaissance historique des citoyens, en otage. Que les députés ne prêtent pas attention aux retombées perverses des lois mémorielles, c’est désolant. Que leur dessein ne soit pas exempt de visées électoralistes est tout bonnement consternant. »

 

Il est remarquable qu’à l’instar de Marc Ferro, Françoise Chandernagor, René Rémond, Alain Juppé, Josselin de Rohan, Gaëtan Gorce, Jean-Jacques Hyest, Jacques Mézard, Gwendal Rouillard ou encore Michel Diefenbacher (non-juifs, comme lui, opposés aux lois mémorielles, comme lui), Jean-Pierre Azéma n’ait pas suscité, chez les nationalistes arméniens, la même hystérie haineuse que Bernard Lewis, Gilles Veinstein, Robert Badinter et Pierre Nora (tous les quatre de famille israélite).

 

Lire aussi, sur la tragédie de 1915 :

Talat Pacha et les Arméniens

Le mensonge selon lequel cinq des « documents Andonian » auraient été « authentifiés » au procès Tehlirian (1921)

Les destins parallèles de Simon Petlioura et Talat Pacha

Le grand vizir Sait Halim Pacha et les Arméniens

Le caractère mûrement prémédité de la révolte arménienne de Van (avril 1915)

La nature contre-insurrectionnelle du déplacement forcé d’Arméniens ottomans en 1915

1914-1915 : la mobilisation du nationalisme arménien au service de l’expansionnisme russe

Florilège des manipulations de sources dont s’est rendu coupable Taner Akçam

L’urologue Yves Ternon : menteur sous serment

Artin Boşgezenyan : un Jeune-Turc à la Chambre des députés ottomane

Zareh Dilber Efendi : conseiller d’État sous Abdülhamit II, sénateur jeune-turc et admirateur de Pierre Loti

Turcs, Arméniens : les violences et souffrances de guerre vues par des Français

Les massacres de musulmans et de juifs anatoliens par les nationalistes arméniens (1914-1918)

L’évolution et les remords d’Arnold Toynbee

L’évolution et les remords de James Barton

1915 : le Premier ministre arménien ébrèche le tabou du « génocide »

 

Sur l’origine du deux poids, deux mesures évoqué plus haut :

Paul de Rémusat (alias Paul du Véou) : un tenant du « complot judéo-maçonnique », un agent d’influence de l’Italie fasciste et une référence pour le nationalisme arménien contemporain

Le soutien d’Arthur Beylerian à la thèse du « complot judéo-maçonnico-dönme » derrière le Comité Union et progrès

Le soutien de Vahakn Dadrian à la thèse du « complot judéo-maçonnico-dönme » derrière le Comité Union et progrès

Aram Turabian : raciste, antisémite, fasciste et référence du nationalisme arménien en 2020

L’antijudéomaçonnisme de Jean Naslian, référence du nationalisme arménien contemporain

L’antisémitisme de Mevlanzade Rifat, nationaliste kurde, menteur et référence du nationalisme arménien contemporain

L’Entente libérale (référence des « historiens » défendant le nationalisme arménien) : antijudéomaçonnisme, racisme antitsigane, putschisme, etc.

Le complotisme raciste des arménophiles-hellénophiles Edmond Lardy et René Puaux

Le rôle de l’URSS et de l’ASALA dans la réactivation des thèmes antisémites et antimaçonniques du nationalisme arménien

Alain Soral de nouveau mis en examen : rappels sur Jean Varoujan Sirapian et le soralisme

Patrick Devedjian et le négationniste-néofasciste François Duprat

Paul Rohrbach : militant arménophile, référence du nationalisme arménien, théoricien de l’extermination des Hereros et inspirateur d’Hitler

Les massacres de Juifs par les dachnaks en Azerbaïdjan (1918-1919)

 

Sur les tentatives de censure légale :

La triple défaite des nationalistes arméniens devant le Conseil constitutionnel (2012, 2016, 2017)

Quand l’avocat Philippe Krikorian se prenait pour la justice française

Hubris : porte-voix du communautarisme arménien, Julien Ravier a prôné une modification constitutionnelle pour annuler la jurisprudence constante du Conseil constitutionnel

samedi 7 juin 2025

Édouard Broussalian : complotiste, putschiste, antisémite, poutiniste, diffamateur et nationaliste arménien (ensemble connu)

 



« Non, l'ivermectine n'est à ce jour pas considéré comme un traitement contre le cancer », AFP, 31 mars 2025 :

« Depuis quelques semaines, un tableau circule ainsi sur les réseaux sociaux, prétendant montrer le protocole à base d'ivermectine à suivre, selon son cancer et son stade.

"L’ivermectine dans les indications cancéreuses. Le plus facile est de trouver des flacons à 10ml qui représentent 315 mg de produit", écrit ainsi un internaute qui se présente comme Dr Edouard Broussalian, homéopathe.

"Il est incroyable que un traitement inoffensif, connu depuis 50 ans, efficace contre certains cancers et le COVID, sans effets secondaires, soit interdit dans toutes ces indications uniquement parce que il ne rapporte pas assez d'argent à l'Industrie pharmaceutique [sic]", affirme cet autre internaute.

 

L'ivermectine, un traitement antiparasitaire

Le tableau partagé a initialement été publié en juillet 2024 sur Substack par William Makis qui se présente comme "radiologue, oncologue et chercheur sur les cancers" sur son compte Instagram - mais qui était en réalité spécialiste en médecine nucléaire à l'Institut Cross Cancer jusqu'à son licenciement en octobre 2016 pour faute professionnelle, comme le relate le Edmonton Journal (lien archivé ici).

William Makis - dont la licence est "inactive" - est connu pour régulièrement partager de fausses informations, que l'AFP a déjà vérifiées ici ou ici.

[…]

L'ivermectine est un médicament antiparasitaire utilisé en médecine vétérinaire, mais aussi chez l'homme. »

 

Tweet supprimé d’Édouard Broussalian :



 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1895949586172141879

« Pour tous les malcomprenants je décide un peu. Blackrock c’est les Rothschild. Ceux ci ne sont pas seulement riches. Ils SONT l’argent.

La russie s’est fait massacrer en 1917 par la même clique de financiers. Total de 40 millions de morts.

Ils [sic] vous reste à vous battre ou à fuir. »



BlackRock est un fonds d’investissement américain créé en 1988. Aucune banque Rothschild ne figure parmi les actionnaires en détenant plus de 2 % des actions. Aucune non plus ne figure parmi les dix banques les plus puissantes du monde.

L’antisémitisme est ici particulièrement grossier, car il mêle le mythe des « banquiers juifs qui tiennent le monde » avec celui du « judéo-bolchevisme ». Ni Lénine, ni Staline, ni Félix Dzerjinski (premier chef de la police politique soviétique), ni Lavrenty Beria (responsable de la police politique de 1938 à 1946, éphémère successeur de Staline en 1953), ni Anastase Mikoyan (cadre bolchevique dès la guerre civile, puis membre du Politburo et finalement président de l’URSS) n’étaient juifs. Léon Trotski ne se considérait pas comme juif et a envoyé au diable ceux qui lui demandaient d’agir contre les auteurs de pogromes, durant la guerre civile. Il n’a jamais été un « financier ». Lev Kamenev, pas plus « financier » que Trotski, mais rejetant peut-être moins son ascendance juive, a été vaincu, en même temps que Trotski, en 1925, par Staline. Il a été condamné à mort et exécuté en 1936. La proportion de cadres de famille juive a diminué lors des grandes purges de 1936-1938, et la plupart des hauts fonctionnaires juifs encore en place ont été démis de leurs fonctions par Staline en 1947.

 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1887142124254011597

« Ce n’est pas fait pour nous rassurer. En 1917 il y avait 2% de Juifs en russie. Et ensuite dans l’ensemble des rouages bolchéviques et la Cheka il y en avait 98%. Je me comprends. »



Ce chiffre de 98 % est évidemment sorti de nulle part.

 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1891299846176350484

« Faut vraiment qu’on dorme ! Mais oui le bolchevisme est juif. Telle est la dure réalité. Moins de deux pourcents de la population russe a l’époque est juive. Regardez quelle est la proportion de juifs dans les instances bolchéviques. Ça c’est pour les travaux pratiques de la nuit »



 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1929994113383850015

« On ne pourra pas m'empêcher de penser que ces racailles ont été lâchées là exprès pour des buts bien précis, sans doute en relation avec la situation au moyen orient. »

 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1922329320745255328

« Il faut comprendre que ceci n'est pas nouveau. Bien avant la création de l'état d’Israël, Theodor Hertzl a gagné la Palestine en offrant le soutien des médias Juifs au Sultan dans ses massacres arméniens. Ainsi il est permis de dire qu’Israël a été bâti sur le sang des arméniens. »



Abdülhamit II n’a jamais ordonné de massacres d’Arméniens et a au contraire nommé des Arméniens à des postes clés, comme celui de ministre des Finances, occupé par Mikael Portakalian Pacha. Theodor Herzl n’a jamais « gagné la Palestine » mais l’estime d’Abdülhamit et une amnistie pour les immigrants sionistes installés sans autorisation dans la province de Jérusalem. Le soutien du mouvement sioniste à l’État ottoman sur la question arménienne n’était qu’un des aspects de l’accord entre les deux hommes.

 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1898380805405114866

« Er cela nous le savons depuis que les sionistes ont vendu les médias Juifs au sultan pour justifier le massacre des arméniens. On n’oublie pas. »



 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1901744810215534915

« Toute forme de racisme est à combattre sans pitié. Avons nous encore le droit de critiquer le Judaïsme qui traite Marie de pute, et renie la messianité du Christ?

Si vous aviez lu Quigley, ce que je me permets de vous conseiller, vous verriez le lien entre les Juifs d'Espagne, de Hollande, la création de la City et la création de l'alliance entre les anglicans et la synagogue.

A partir de la je vous conseille de lire par exemple la Guerre des Monnaies et de découvrir comment les Rothschild sont devenus l'argent. Et de vous document sur l'argent de la City pour acheter les députés de la convention vie des pourris comme Danton pour faire voter la mort du Roi. Bon, enfin bref je ne compte pas vous faire un cours. Juste: lisez, et réfléchissez par vous mêmes. Merci »



M. Broussalian accumule ici en quelques lignes quelques-uns des pires clichés antisémites. Londres était déjà une place financière considérable au XVIIIe siècle, or les Britanniques juifs n’ont été émancipés qu’en 1858, contre 1829 pour les catholiques, et le premier israélite fait lord par Sa Majesté, Isaac Goldsmid, n’a été anobli qu’en 1885. Le passage sur le vote de la mort de Louis XVI est trop grotesque pour qu’on s’y attarde. Même les principaux auteurs contre-révolutionnaires, comme Joseph de Maistre ou Louis de Bonald, n’ont jamais cru à ces fariboles.

 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1890271893082751029

« Le président Poutine invite Xi Jinping et Donald Trump à assister au défilé de la Victoire de la Russie, le 9 mai à Moscou.

Ça nous change des rats européens qui n’avaient pas convié les Russes pour les commémorations du débarquement.

Ah oui j’oublie: Vive Poutine ! »


Les Soviétiques n’ayant pris aucune part au débarquement du 6 juin 1944, et Staline ayant été l’allié d’Hitler contre la France et le Royaume-Uni entre 1939 et 1941, le gouvernement russe n’avait effectivement pas à être invité.

 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1895756877767594097

« C’est vraiment fastoche de faire le joli cœur. Les populations du Donbas se faisaient massacrer par leur propre gouvernement. La russie a fini par agir. Ce clown de zelensky a été placé là pour faire la guerre et la préparer.

Tout cela pour le bénéfice de l’état profond (je me comprends) avec le sang des braves ukrainiens.

Et on aurait du le traiter gentiment? Mais putain sur quelle planète vit ce mec ???? »

Le boniment du « massacre des populations du Donbas » a été réfuté plusieurs fois, y compris par le mercenaire russe Evguéni Prigojine.

 

https://x.com/DrEdBroussalian/status/1885551036451922340

« De la pédophilie aggravée [allusion à Brigitte Macron, qui n’a eu aucune relation charnelle avec son célèbre élève tant que celui-ci était mineur] puisqu’il y a une relation de subordination.

Et vive la Russie de tout [sic] manière. L’aire [sic !] devient irrespirable par ici. »

 

Édouard Broussalian, « Réponse à une tribune sur les Azéris », Francesoir (blog complotiste, qui a perdu son statut de journal en ligne et a été condamné pour diffamation), 13 mars 2022 :

« Premier indice important à considérer : sur mille ans, si nous faisons la liste comptable des atrocités commises, la balance penche quasi exclusivement vers le côté Turc/Azéri. […]

Finalement, l’article de M. Medina se résume à de la propagande pro-azérie, ce qui est indigne d’un journal comme FranceSoir, le seul qui se soit battu avec courage devant le délire Covid. Une rétractation en grandirait l’auteur. »

 

M. Broussalian figurait parmi les parties civiles représentées par l’avocat Philippe Krikorian en 2013, pour tenter de contraindre le gouvernement français à faire voter une loi liberticide sur la tragédie de 1915-1916. Cette action a été rejetée par le tribunal administratif de Marseille, puis par la cour administrative d’appel d’Aix-en-Provence. Le même Philippe Krikorian s’est signalé, en 2020, comme un des plus ardents défenseurs de l’hydroxychloroquine comme traitement contre la covid 19, or, outre que son efficacité était déjà plus que douteuse à l’époque, il a été confirmé depuis que ce traitement était contre-productif, ce qui a valu deux ans d’interdiction d’exercer la médecine au Dr Didier Raoult.

 

Lire aussi, sur les origines de ces vomissures :

Paul de Rémusat (alias Paul du Véou) : un tenant du « complot judéo-maçonnique », un agent d’influence de l’Italie fasciste et une référence pour le nationalisme arménien contemporain

Le soutien d’Arthur Beylerian à la thèse du « complot judéo-maçonnico-dönme » derrière le Comité Union et progrès

Le soutien de Vahakn Dadrian à la thèse du « complot judéo-maçonnico-dönme » derrière le Comité Union et progrès

Le rôle de l’URSS et de l’ASALA dans la réactivation des thèmes antisémites et antimaçonniques du nationalisme arménien

La remarquable complaisance d’Aurore Bruna pour l’antisémitisme visant Kemal Atatürk

L’antijudéomaçonnisme de Jean Naslian, référence du nationalisme arménien contemporain

Aram Turabian : raciste, antisémite, fasciste et référence du nationalisme arménien en 2020

1897 : le choc entre le loyalisme juif à l’État ottoman et l’alliance gréco-arménienne

Arthur Tchérep-Spiridovitch : arménophile militant, antisémite professionnel, raciste aryaniste et inspirateur du nazisme

Les massacres de Juifs par les dachnaks en Azerbaïdjan (1918-1919)

 

Sur l’inféodation du nationalisme arménien à l’expansionnisme grand-russe :

La crise arménienne de 1895 vue par la presse française

1914-1915 : la mobilisation du nationalisme arménien au service de l’expansionnisme russe

Le caractère mûrement prémédité de la révolte arménienne de Van (avril 1915)

Le consensus poutiniste chez les nationalistes arméniens

Jean-Marc « Ara » Toranian relaie la désinformation russe contre l’Ukraine et la Turquie

L’hostilité intangible des nationalistes arméniens à l’égard de l’Ukraine

Les séparatistes arméniens de Khankendi (« Stepanakert ») hissent une nouvelle fois des drapeaux russes

La rage ukrainophobe des nationalistes arméniens : des exemples en septembre 2023

 

Par contraste :

L’aide turco-azerbaïdjanaise à l’Ukraine contre l’invasion russe

 

Sur la question des massacres :

Turcs, Arméniens : les violences et souffrances de guerre vues par des Français

Les massacres de musulmans et de juifs anatoliens par les nationalistes arméniens (1914-1918)

Nationalisme arménien et nationalisme assyrien : insurrections et massacres de civils musulmans

L’exaspération de Lord Curzon face à la politique de purification ethnique mise en œuvre par l’Arménie (1920)

 

Sur l’antisémitisme arménien ces dernières années :

Les dachnaks (nationalistes arméniens) s’identifient une fois de plus au terrorisme palestinien

La page Instagram « Arménie France » revendique son antisémitisme, son antisionisme et sa violence

Jean-Marc « Ara » Toranian semble « incapable » de censurer la frénésie antijuive de son lectorat

Une association juive américaine dénonce l’antisémitisme de Dan Bilzerian

Alain Soral de nouveau mis en examen : rappels sur Jean Varoujan Sirapian et le soralisme

Facebook censure les pages de Dieudonné M'Bala M'Bala : Gérard Boyadjian entonne l’air du « privilège juif »

L’obsession des nationalistes arméniens pour le « complot judéo-maçonnique derrière le CUP » : un exemple en octobre 2022

Des partisans de Robert Kotcharyan se revendiquent d’Adolf Hitler

Le journaliste britannique Morgan Philips Price : un demi-siècle d’observations pertinentes sur l’expansionnisme russe et son utilisation du nationalisme arménien

    Morgan Philips Price (1885-1973) était un journaliste et un homme politique britannique (membre du Parti libéral, puis député travai...

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